vendredi 15 janvier 2016

Les fondements théoriques de mon programme éducatif



Chers parents, Mon programme éducatif s’appuie en particulier sur deux théories concernant le développement de l’enfant et l’éducation à la petite enfance. Il s’agit de :
1- L’approche écologique, ou l’importance de l’interaction entre l’enfant et son environnement

Selon cette approche, l’enfant se construit et se développe grâce à ses interactions avec son environnement physique et humain. Cette interaction est prise en compte dans mon milieu à travers l’aménagement des lieux, la structuration des activités et la qualité des interactions éducatrice-enfant, enfant-enfant et éducatrice-parent.

Le programme éducatif préconise l’approche écologique car plusieurs théories considèrent le développement de l’enfant comme étant le résultat de l’interaction qui existe entre ses caractéristiques et celles de son milieu.

Cette théorie considère que le développement de l’enfant est influencé à la fois par ses caractéristiques innés et plusieurs contextes composés de son environnement immédiat et la situation socio-économique et culturelle du pays.


Ces contextes sont étroitement inter-reliés. Ainsi, toute modification d’un contexte influence les autres contextes et par conséquent le développement de l’enfant. L’environnement immédiat de l’enfant est formé de plusieurs composantes dont :

  • Sa famille (sa structure, sa taille, le climat familial, ses règles de vie, ses valeurs, les rapports entre les différents membres etc.)
  • Son lieu de résidence (petit appartement, grand appartement, maison avec cour, etc.)
  • Son quartier de résidence (bruyant, tranquille, bon voisinage, mauvais voisinage, présence de parc, absence de parc).
  • Le réseau d’amis de la famille (important, limité, inexistant).
  • Le milieu de travail des parents (parents avec travail, parents sans travail, travail agréable, travail stressant, travail permanent, travail non permanent, travail aux horaires atypiques, etc.),
  • La garderie (l’enfant fréquente la garderie, l’enfant ne fréquente pas la garderie, garderie de bonne qualité, garderie de mauvaise qualité, fréquentation régulière, fréquentation irrégulière etc.)
Le développement de l’enfant peut être influencé positivement ou négativement par son environnement. Selon leur qualité, ces facteurs peuvent être des facteurs de risque ou de protection.

Les facteurs de risque :

Ce sont toutes les situations susceptibles de compromettre le développement harmonieux d’un enfant. Comme :

  • Un handicap physique.
  • Une maladie chronique.
  • Abus ou négligence.
  • Faible niveau de scolarité de la mère.
  • La présence d’une maladie mentale chez l’un de ses parents.
  • Grandir dans un milieu défavorisé.
  • fréquenter un service de garde de moindre qualité.
Les facteurs de protection :

Certaines situations agissent par contre comme facteurs de protection dans la vie de l’enfant. Ces facteurs protègent l’enfant même s’il est en contact avec des facteurs à risques. Ils représentent des repères capables de corriger ou d’atténuer l’effet négatif des facteurs de risque. Les services de garde de qualité, par leur milieu riches et varié, leurs interventions adéquates ainsi que les relations stables et sécurisantes que l’enfant développe avec les adultes, constituent un facteur de protection important.

Les enfants ont des capacités étonnantes, même s’ils sont exposés à des facteurs de risques au cours de leur vie, il suffit qu’ils rencontrent des facteurs de protection pour leur permettre un appui de départ pour acquérir une solide résilience. La résilience est la capacité de l’enfant de conserver ou de retrouver son équilibre lorsqu’il vit une difficulté ou une situation menaçante pour son développement.

La communication avec les parents est primordiale avec l’approche écologique. C’est grâce à elle que nous pouvons mieux comprendre la problématique et intervenir correctement auprès des enfants.

En ce sens, mon service de garde se situe du côté des facteurs de protection, par la qualité de mes interventions et des activités auxquelles les enfants peuvent s’adonner.

Voici comment cette approche écologique s’applique dans mon service de garde :

• Philippe est toujours triste et s’isole, toujours en retrait et ne participe pas aux jeux et activités avec les autres enfants dont je m’occupe. En discutant avec sa maman je me rends compte que les parents vivent une période de séparation et qu’elle vient de déménager dans un nouveau quartier et que Philippe a changé plusieurs fois de milieux de garde. Philippe a donc peur de créer des liens avec les autres enfants et aussi avec moi, mon rôle à partir de ce moment est donc de créer un environnement sécurisant et familier (photo de famille, toutou personnel, étoffe avec l’odeur de maman…) pour faciliter l’intégration et faire sortir Philippe de son isolement graduellement et dans la bonne humeur sans le brusquer ou l’obliger

•Aminatou a changé, elle n’arrive plus à se concentrer elle est toujours agressive avec les autres enfants et me repousse. En discutant avec sa maman je me rends compte que la famille venait d’adopter une petite fille d’un pays qui a subi une catastrophe naturelle , les parents font tout pour compenser et aider cette fille à sortir de son traumatisme , Aminatou se sent délaissée et elle sent de la jalousie en essayant de lui faire sentir de la sécurité et la sérénité .et en intervenant plus souvent auprès d’elle, en parlant dans mes activités ou histoires que c’est bien d’aider les autres et que les parents aimeront toujours tous leurs enfants sans pour autant lui parler personnellement il y a des chances que son comportement s’améliore.

2. La théorie de l’attachement, ou l’importance d’établir une relation significative entre l’adulte et l’enfant


Selon cette théorie, la qualité de la relation qui s’établit entre le poupon, puis l’enfant et les premiers adultes qui prennent soin de lui constituent la pierre angulaire de son développement. Des relations stables et sécurisantes favorisent la confiance de l’enfant et sa motivation à explorer le monde qui l’entoure. Dans le contexte des services de garde, le personnel éducateur et les RSG doivent donc créer des conditions propices à l’établissement d’un lien affectif significatif avec l’enfant.

Voici comment cette théorie de l’attachement s’applique dans mon service de garde :
Comme dans le cas de Philippe, pour faciliter l’intégration j’autorise aux enfants en difficultés et qui vivent mal leur détachement d’amener leur toutou (doudou) au service de garde, des photos de la famille, un foulard avec l’odeur de maman, un enregistrement avec la voix de papa, Cela crée un lien avec la maison et les rassure.

Le service de garde est souvent lié à une première séparation entre l’enfant et ses parents. C’est tout un défi. Afin de créer un lien d’attachement sécurisant avec l’enfant son intégration se fera en douceur.

samedi 2 janvier 2016

Les cinq principes de base de mon programme éducatif



Chers parents, Selon le programme Accueillir la petite enfance du ministère, les cinq principes de base du programme éducatif découlent des fondements théoriques, Les quatre premiers sont liés à l’enfant, tandis que le dernier porte sur la relation tripartite entre l’enfant, ses parents et l’adulte qui en est responsable au service de garde. Ils s’appliquent tous au quotidien dans les différents milieux de garde éducatifs.

1. Chaque enfant est unique 

En développant une connaissance approfondie de chaque enfant, l’adulte qui en est responsable est en mesure de reconnaître et de respecter les particularités de chacun, son rythme de développement, ses besoins et ses champs d’intérêt.(accueillir la petite enfance)

Pour respecter ce principe, il est important pour moi de prendre le temps d’observer chaque enfant qui arrive dans mon service de garde pour bien le connaitre et découvrir ses particularités. Cette phase d’observation me permet de distinguer son rythme, ses besoins et ses champs d’intérêts. Par la suite j’adapte ses interventions aux besoins de chaque enfant. Le programme éducatif souligne le fait d’éviter de vouloir faire toujours les mêmes choses à tous en même temps.

Dès ma première rencontre avec les parents et avant l’intégration de l’enfant, je poserai beaucoup de questions à son sujet afin de mieux le connaître : son alimentation, son hygiène, son sommeil, son caractère, ses peurs, ses jouets préférés …

Je respecte le rythme de chaque enfant leurs différences et leurs particularités qui font d’eux des êtres uniques.


2. L’enfant est le premier agent de son développement
Un enfant apprend d’abord spontanément, en expérimentant, en observant, en imitant et en parlant avec les autres, grâce à sa propre motivation et à ses aptitudes naturelles. L’adulte guide et soutient cette démarche qui conduit à l’autonomie.(accueillir la petite enfance)

L’enfant arrive au monde avec un potentiel de développement déjà programmé et une grande motivation intrinsèque pour activer ce potentiel. L’enfant est irrésistiblement attiré vers tout ce qui active sa croissance. Il suffit de le placer dans les bonnes conditions pour lui permettre de se développer harmonieusement.

Je n’aurai pas besoin de lui dire quoi faire ou comment faire pour se développer, mon rôle est de le guider et de l’accompagner pour lui permettre de faire son chemin qui le conduit progressivement à l’autonomie.

C’est en observant, imitant, communiquant et expérimentant qu’un enfant apprend. Il apprend grâce à sa propre motivation et à ses aptitudes naturelles.

Ma salle de jeu est aménagée en zone d’activité.

Je fais une rotation des jouets en fonction des intérêts des enfants, de leurs besoins et des thèmes abordés.

3. Le développement de l’enfant est un processus global et intégré

L’enfant se développe dans toutes ses dimensions – affective, physique et motrice, sociale et morale, cognitive et langagière –, et celles-ci agissent à des degrés divers, dans le cadre de ses apprentissages. Les interventions de l’adulte, les aménagements et les activités proposées dans les services de garde sollicitent de multiples façons l’ensemble de ces dimensions.(accueillir la petite enfance)

La dimension affective, la dimension physique et motrice, la dimension sociale et morale, la dimension cognitive et la dimension langagière sont indissociables les unes des autres .Le développement d’une dimension doit entraîner forcement le développement des autres dimensions dans leur totalité d’une manière intégrale. Cette intégralité permet le développement harmonieux de l’enfant. Pour ce faire, ce type de développement demande que le milieu soit chaleureux, motivant, stimulant, sécuritaire, spacieux et un matériel abondant et varié.

Pour répondre aux besoins de l’enfant en tout temps et stimuler toutes les dimensions de son développement, je dois mettre à sa disposition tout le matériel nécessaire et l’espace qui répondent à ce besoin fondamental de se développer de manière globale et intégrée.

Les enfants jouent librement au service de garde mais il peut m’arriver d’intervenir pour agrémenter un jeu si je vois qu’ils sont réceptifs. Je leur propose des activités faisant appel à toutes leurs sphères de développement.


4. L’enfant apprend par le jeu

Essentiellement le produit d’une motivation intérieure, le jeu constitue pour l’enfant le moyen par excellence d’explorer le monde et d’expérimenter. Les différents types de jeux auxquels il joue – solitaire ou coopératif, moteur, symbolique, etc. – sollicitent, chacun à sa manière, toutes les dimensions de sa personne.(accueillir la petite enfance)

Le jeu est une activité qui attire l’enfant par une motivation intérieure. C’est l’outil principal qui permet à l’enfant d’explorer, de découvrir et d’expérimenter pour se construire et construire son environnement. Cette activité très diversifiée par les actions, le matériel et l’espace permet à l’enfant de se développer sur toutes ses dimensions. Donc lorsque l’enfant joue, il travaille son développement. Le jeu est une activité d’ordre physique et mentale, non imposée, visant le développement harmonieux de l’enfant, et par laquelle il s’adonne aussi pour se divertir et avoir du plaisir. Le jeu n’est pas une activité inutile, au contraire, elle est indispensable pour le développement et l’équilibre de l’enfant.

5. La collaboration entre la RSG et les parents est essentielle au développement harmonieux de l’enfant
Il est important qu’une bonne entente et un lien de confiance existent entre le personnel éducateur ou les RSG et les parents. Cela rassure l’enfant et favorise la création d’un lien affectif privilégié entre lui et le ou les adultes qui en prennent soin au service de garde.(accueillir la petite enfance)

La collaboration entre les parents et l’éducatrice est essentiel au développement harmonieux de l'enfant. L’entente et les liens de confiance entre les deux parties rassure l’enfant et permet une bonne continuité des façons de faire de la maison et de la garderie.

Sur le plan affectif, l’enfant crée des liens privilégiés et d’attachement avec ses parents et l’éducatrice, il apprend à faire confiance aux personnes qui l’entourent, ce qui est un premier pas vers la socialisation, la collaboration entre les parents et l’éducatrice est donc nécessaire à la qualité de l'intervention éducative, elle peut être sous forme de conversations informelles en début ou en fin de journée, d’échange d'informations écrites de part et d'autre ou l’élaboration d’un plan d’intervention et son application pour les enfants qui présentent des difficultés.

La collaboration peut être aussi la participation des parents aux sorties avec l’éducatrice et les enfants, aux réunions de parents s’il y’a lieu etc.

Pour cela je communique chaque matin avec les parents, nous devenons partenaires, je n’hésite pas à leur poser des questions et vice versa. Notre objectif pour nous deux, reste le développement harmonieux de l’enfant.

                               

vendredi 1 janvier 2016

Le développement affectif chez l'enfant


Les étapes du développement affectif

1 mois : le bébé fixe le visage humain. Il exprime déjà sa satisfaction au confort et son contentement lorsque on  répond adéquatement à ses besoins.
Par contre, il se montre mécontent et frustré, par des pleurs, dès que ses exigences ne sont pas réalisées. Au début, ces pleurs ne sont pas différenciés mais peu à peu, ils se transforment pour permettre au bébé d’ajuster un type de pleur à chaque type d’inconfort.

4 mois : il ne se limite plus à fixer les visages, mais il leur sourit. Il reconnaît sa mère, il commence à être plus actif. Il aime qu’on s’occupe de lui. Il exprime déjà sa colère, sa joie, sa tristesse et de la surprise.

10 mois : Il différencie les personnes familières des étrangers. Parfois il a peur des nouveaux visages, il arrive à décoder les émotions des autres par l’expression des visages, il commence aussi à imiter les autres, il accepte mal la séparation avec sa mère (figure d’attachement)

12 mois : il traverse une période de timidité vis-à-vis des étrangers.

15 mois : il commence à mieux accepter les séparations avec sa mère.

18 mois : il aime participer à son habillement et déshabillement, il vit dans l’ici et maintenant. Le sens de la propriété apparaît. il prend plaisir à
participer aux tâches domestiques. C’est un âge plutôt turbulent.

2 - 3 ans : il utilise souvent, l’expression "c’est à moi" qui révèle son incapacité à partager. Il n’arrive pas à choisir entre deux alternatives.
Il est hésitant et commence donc à craindre les choses nouvelles, il
exprime sa peur, il s’oppose et se montre très autoritaire, il veut tout faire tout seul, dans certaines situation, il peut être fière, gêné ou éprouver de la honte.

3- 6 ans : À cet âge, l’affectivité de l’enfant imprègne toute sa personnalité Sur le plan intellectuel, la représentation qu’il se fait du monde, le prouve clairement. L’enfant exprime surtout sa vie affective au travers de sa motricité. Pour cette raison, en thérapie on utilise surtout le dessin d’un bonhomme et le jeu avec des personnages représentant les membres de la famille, à 6 ans, l’enfant se montre hésitant, incapable de choisir, passe d’un extrême à l’autre par exemple de la colère à un calme absolu, il est impulsif et inconstant.

7 ans : Un équilibre entre ses dispositions internes et les exigences de son milieu s’installent progressivement, il devient plus autocritique mais il reste plus individualiste et rêveur, c’est l’âge de l’assimilation.

8 ans : c’est l’âge de la socialisation et l’enfant est plus extraverti. Il a le sens de lui-même et de ses droits, il est vivant voire euphorique parfois, il est assoiffé de connaissances, il commence à faire des ségrégations fille garçon...

9 ans : il est réaliste et a du bon sens. Il désire améliorer ses capacités, est moins superficiel qu’avant et préfère converser avec ses pairs (de même sexe), il préfère élaborer des projets, plutôt que jouer. Il s’identifie au groupe de son âge et commence à se détacher de sa famille.

10 ans : l’enfant se trouve un idéal, manifeste un culte pour une personne (star...) et a le sens de la solidarité. il partage des secrets avec ses amis auxquels il accorde beaucoup d’importance. Il est conscient de sa personne, ses vêtements, son apparence...

11-12 ans : Il est plus concentré, plein d’ardeur et d’enthousiasme, il est chargé d’émotions, il interpelle plutôt que répondre : situation parfois difficile avec les parents, il y a de l’exagération dans ses plaintes, ses discussions, ses injures et ses cris, il n’aime pas être critiqué ni être réprimandé.

Le complexe d’OEdipe

la fille est amoureuse de son papa, et le garçon de sa mère, l’enfant désire posséder seul sa mère pour le garçon ou son père pour la fille.
La résolution du complexe d’OEdipe réside dans la renonciation de ce désir inconscient et hostile : on ne veut plus tuer un parent pour épouser l’autre.

Le complexe de Caïn

Le complexe de Caïn survient lorsque l'enfant croit perdre sa place unique dans l'amour de ses parents, il se produit à la naissance du petit frère ou de la petite sœur, la réaction de l'enfant est souvent une haine intense envers le cadet, ce complexe est très normal lorsqu'il se liquide. Quand, le complexe de Caïn ne se liquide pas, l’enfant peut présenter des sentiments d'infériorité, de culpabilité, d'impuissance et même d'hostilité, la liquidation dépend en grande partie des parents. L’âge la plus critique se situe de 18 à 36 mois. L’enfant réagit à la frustration de différente manière par de l’agressivité, de l’anxiété, de la régression ou l’arrêt du développement.

Le développement de l’attachement

(selon Bowlby) L’attachement est le lien affectif qui unit le bébé et la personne qui donne les soins.

L’attachement découle d’un comportement instinctif présent chez l’individu comme une empreinte génétique.

Chez les animaux, le jeune à sa naissance fixe de manière définitive
l’aspect du premier objet en mouvement qu’il rencontre et le suivra tout au long de son enfance. Ce peut être sa maman, un congénère ou même un être humain.

Chez les êtres humains, le nouveau-né possède déjà des habiletés pour créer ce lien d’attachement avec sa maman. Il utilise des signaux sonores comme crier et pleurer et des comportements d’approche comme sucer, s’agripper et suivre du regard.

L’attachement se développe progressivement et il comprend 4 phases :

Phase 1 : Jusqu’à l’âge de 3 mois, les signaux de l’enfant ne s’adresse pas à une personne en particulier.

Phase 2 : A partir de 6 mois, les signaux sont dirigés vers une personne ou plusieurs personnes différenciées.

Phase 3 : À 8 mois, l’enfant devient proche d’une seule personne
différenciée par son déplacement et par ses signaux, il a également peur des étrangers, par conséquent, l’attachement à sa maman devient exclusif.

Phase 4 : L’enfant de 2 à 3 ans explore son environnement immédiat et revient de temps en temps vers sa mère pour se rassurer. À cet âge, il peut également s’attacher à une figure secondaire s’il est sûr de revoir sa mère, il sait déjà que sa mère est un objet indépendant, permanent dans le temps et dans l’espace.

La qualité de l’attachement :

La qualité de l’attachement dépend du tempérament du bébé qui va du facile à animé et la capacité du parent à comprendre et décoder les besoins de leur enfant et de répondre de manière adéquate. Il existe quatre modèles d’attachement :

Le modèle Secure : L’enfant recherche la proximité de sa mère après une séparation stressante et la considère comme une base sécurisante.

Le modèle anxieux de type fuyant : Le bébé évite le contact avec sa mère après une séparation stressante et il ne la préfère pas à une autre personne.

Le modèle anxieux de type ambivalent : Après une séparation stressante, le bébé est très perturbé par l’absence de sa maman et il n’est rassuré par son retour.

Le modèle anxieux désorganisé : Le bébé semble confus et effrayé et adopte un comportement contradictoire avec sa mère comme par exemple se diriger vers sa maman tout en regardant ailleurs.

Les stades de l’évolution psycho-sexuelle de l’enfant selon Freud

0-3 ans : C’est le stade oral : la bouche est liée à la sensation de plaisir.

Le stade anal apparait lorsque l’enfant a atteint le contrôle de ses sphincters.

Freud pense alors que l’enfant retire un plaisir à retenir ses matières fécales qui est un désir de maîtrise et de puissance.

2- 6 ans : C’est le stade phallique qui a des comportements typiques :
exhibitionnisme, voyeurisme... Selon Freud, la zone érogène du stade phallique est la zone génitale dont les premières excitations et satisfactions sont en rapport avec la miction (le fait d’uriner). L’enfant s’intéresse à l’origine des enfants et élabore ses théories par rapport à la conception.

Toujours selon Freud, le développement affectif est caractérisé par la période de latence et la phase génitale:

La période de latence : Il y a diminution des activités sexuelles chez l’enfant qui possède alors des buts nouveaux. Ainsi, la curiosité sexuelle devient une tendance de recherche et de savoir.

5- 6-12 ans : La phase génitale : la pulsion sexuelle qui jusque-là avait été égocentrique, s’attache à un objet sexuel (un pair), la zone génitale prime alors sur les autres zones érogènes

Le développement social chez l'enfant



1 La Pré-socialisation :

2- 6 mois : l’enfant sourit à tous les visages mobiles. À ce stade, l’enfant répond à une image et non pas à une personne favorisée. L’apparition de la réponse par le sourire marque le début des relations sociales chez l’homme, elle constitue le modèle et le fondement de toutes relations sociales suivantes.

6-7 mois : Le bébé fait connaissance avec ses voisins proches. Placés dans un même endroit sur un tapis, les enfants se recherchent et se rapprochent.

8 mois : la découverte de l’autre se développe avec la locomotion. Les enfants commencent à s’observer, se toucher, se sourire, s’imiter, se tendre des objets, se livrer à toutes sortes de manœuvres d’approche. Ils se témoignent des gestes tendres (embrasser, caresser) ou des actes d’agressivité (tirer les cheveux, mordre)

9 mois : la jalousie fait son apparition. L’enfant crie et pleure quand une grande personne s’occupe d’un autre enfant. Les premières rivalités naissent aussi.

18 mois : l’enfant essaie de consoler un pair qui pleure et affiche le désir de vouloir aider pour soulager sa peine. Il est capable de présenter de la sympathie aux autres.

2- 4 ans : les contacts sont très limités et les rares actions communes sont justifiées par le concret. Le plus souvent, les enfants jouent à la même chose mais chacun de son côté

4- 5 ans : les interactions augmentent. Les enfants commencent à agir ensembles et à poursuivre des mêmes buts avec des périodes de collaboration plus fréquentes et plus durables.

2 La Socialisation :

À partir de 6 ans, l’enfant présente un comportement de socialisé. C’est à dire qu’il a du respect pour l’autre. Il s’inquiète pour autrui. Il peut collaborer avec facilité.

Au environ de 8 ans, l’enfant passe de l’égocentrisme absolu à la possibilité de se mettre à la place de l’autre.

A 10 ans, l’enfant fait cohabiter la coopération et l’autonomie. Il a le sens de la morale et de la justice, il dénonce ainsi la tricherie et le mensonge.

âge du groupe social :

Entre 10 et 12 ans, l’enfant acquière une vie sociale importante. C’est l’âge où chacun donne au groupe tout ce que le groupe attend de lui. Les groupes se forment avec des règles à respecter par tous et possibilité d’exclusion si pas respectées.